Je lis quoi ? #1 – Mes lectures de novembre

J’avais promis une petite catégorie livres, la voici enfin ! Vous ne le savez peut-être pas forcément mais il y a quelques années j’étais une grande lectrice : lorsque j’étais enfant/adolescente, pas de chaînes TV à la maison, donc durant mon temps libre et le soir avant de dormir, je lisais. Puis l’ère des pc portables, du wifi et des smartphones est arrivée et combiné avec le début des mes études à l’université, la lecture s’est peu à peu éclipsée. Le COMBLE pour l’étudiante en littérature que j’étais ; j’avais justement choisi ces études pour mon amour des livres et j’ai fini par ne plus lire aucun livre en dehors des nombreuses lectures imposées par mes cours justement. Depuis la fin de mes études et l’obtention de mon diplôme (fin août), j’ai peu à peu recommencé à lire, j’ai trouvé le goût de la lecture pour me divertir, et ça, c’est bon.

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Crédits photo : Pinterest

Chaque fin de mois, je vous présenterai donc les livres que j’ai pu lire. Pas de style ou de genre figé, je vous parlerai de romans, mais aussi de livres de développement personnel ou d’essais puisque depuis quelques mois, je m’intéresse beaucoup à ces lectures et à ce qu’elles peuvent apporter.

Antipéciste d’Aymeric Caron

J’en avais déjà un peu parlé sur Instagram mais j’ai commencé Antispéciste vers la fin du mois de septembre. Oui, j’ai effectivement mis 2 mois à le lire, je n’ai pas honte de le dire. Antispéciste n’est pas un roman, c’est un manifeste, un essai de 460 pages, pas question ici de « dévorer » le livre en un temps record ; je pense qu’il est justement très important de le lire à son aise et de prendre le temps d’assimiler et d’intégrer les informations et les réflexions qu’Aymeric énonce.

Mais au fait, qu’est-ce que l’antispécisme, et donc le spécisme ? Le spécisme, c’est le fait de traiter de manière différente les animaux selon leur espèce. L’exemple le plus flagrant et le plus connu de tous : nous câlinons nos chiens et nos chats après avoir mangé une bonne pierrade de boeuf, poulet et porc. On chouchoute les chats mais on mange des cochons car évidemment, ce n’est pas la même chose. Dans cette optique, l’espèce la plus importante, c’est l’Homme évidemment, et il peut donc décider du sort des espèces moins importantes que lui.

Aymeric Caron, à travers des notions et des concepts tels que la philosophie, l’éthique, la cosmologie, la génétique, le droit, l’économie et l’écologie construit une réflexion autour notamment des animaux, mais pas que. Ici, c’est l’humanité tout entière qui est remise en question  concernant la place occupée dans le monde des vivants et qui est invitée à élargir sa sphère de considération morale.

La première partie du livre, intitulée L’animal que je suis donc, commence par expliquer scientifiquement et génétiquement que l’humain est un animal. Par conséquent, nous faisons partie de la même espèce que les animaux non-humains ; nous partageons des caractéristiques communes, nous ressentons la douleur, le plaisir et la tristesse, et plus important encore : l’humain et le cochon ressentent la même envie, la même volonté de vivre.

La deuxième partie, intitulée L’animal assassiné, va essentiellement parler de l’exploitation animale et des conditions de vie (et de mort) dans les abattoirs. Aymeric raconte cela avec l’exemple d’un documentaire qui met en scène une petite ferme paisible où les animaux sont élevés et aimés comme des enfants, avant d’être envoyés à l’abattoir. La désinformation est totale, que ce soit dans ce documentaire ou dans les publicités que l’on voit à la TV ; on ne voit que des animaux heureux dans les prés, la belle vie hein ?

La troisième partie, intitulée Pour la fin de l’exploitation animale, l’auteur s’appuie sur la philosophie et l’éthique pour parler et dénoncer l’exploitation animale. Deux courants s’opposent : le welfarisme et l’abolitionnisme. Le premier ne s’oppose par à une exploitation animale si les animaux sont respectés dans leur conditions d’élevages alors que le deuxième estime qu’il n’existe pas d’élevage heureux et revendique donc la fin de l’exploitation animale.

La quatrième partie, intitulée L’antispécisme est un nouvel humanisme, met l’accent sur la lutte contre les discriminations, humaines et non-humaines. Le spécisme est mis sur le même pied d’égalité que le racisme, sexisme et tout autre discrimination. L’antispécisme, c’est la lutte contre les humiliés, les plus faibles, les opprimés.

La cinquième partie, intitulée Antispéciste comme Superman, décrypte le monde économique et politique dans lequel nous vivons aujourd’hui. Aymeric parle du capitalisme, dénonce les inégalités et  l’absurde besoin qu’ont les hommes « riches » de creuser toujours plus le fossé qu’il existe entre eux et le reste du monde.

La sixième partie, intitulée Pour une écologie essentielle, aborde l’antispécisme de manière politique. Aymeric dénonce l’écologie actuelle comme étant une écologie superficielle (qui ne s’intéresse qu’à la pollution et aux ressources de la planète) et ajoute que cette écologie n’est pas la solution.

La septième et dernière partie, intitulée Pour une biodémocratie, consiste en la mise en place d’un nouveau système politique, une démocratie tenant compte de tous les vivants.

Après l’avoir acheté, j’ai mis presque 1 mois pour le commencer : j’avais un peu peur d’être perdue dans les concepts de droit et de politique (car je ne parviens pas à m’y intéresser et à suivre leur actualité, shame on me) mais une fois le livre commencé, impossible de ne pas le terminer. Antispéciste est extrêmement enrichissant, j’ai appris beaucoup de choses, le livre est truffé de renseignements intéressants ; on retrouve le professionnalisme d’Aymeric qui a fait de nombreuses recherches et qui présentent toutes ses sources.

Ce que j’ai beaucoup apprécié également c’est l’écriture d’Aymeric et sa manière de dire les choses : il ne pointe pas du doigt les gens qui mangent de la viande en disant « c’est très mal ce que vous faites » mais il explique avec des concepts et réflexions fondées pourquoi aujourd’hui il n’est plus nécessaire pour l’être humain de consommer de la chaire animale et pourquoi nous devons cesser de le faire. Étant végétarienne (avec des tendances végétaliennes), les faits, les réflexions, les chiffres énoncés m’ont malgré tout encore retourné l’esprit et je peux affirmer que si j’avais lu ce livre en étant omnivore, il aurait déclenché mon végétarisme.

Antispéciste est un livre que je conseille à tout le monde : que vous soyez végétarien, végétalien, flexitarien, pesco-végétarien, omnivore, grand mangeur/euse de viande, la réflexion mise en place dans ce livre vaut la peine d’être lue par tout le monde et vous réserve très certainement une belle claque dans la figure.

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Harry Potter et l’Enfant Maudit de JK Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

J’ai beaucoup beaucoup beaucoup hésité avant de le commencer mais étant donné que mon adolescence était rythmée par chaque tome d’Harry Potter, je ne pouvais que céder. J’avais entendu du négatif (surtout) et du positif, je devais donc me faire mon propre avis.

J’appréhendais un peu le côté pièce de théâtre car ce genre de lecture ne fait pas partie de mes préférées mais au final, mon esprit est passé outre, le livre se lit rapidement et de manière assez fluide.

J’ai terminé le livre en poussant un grand meeeerf et je pense que ça résume bien l’impression que j’ai eu en le lisant en fait. Du début à la fin, je n’ai pas eu le sentiment de dire du Harry Potter à vrai dire, une histoire sympa, des personnages que l’on connait mais ça s’arrête là. Je n’ai pas vraiment retrouvé le caractère d’Harry, Ron et Hermione, leurs paroles sonnaient faux et je ne les reconnaissais pas. Moi qui n’en ai pourtant jamais lu, j’ai en fait eu l’impression de lire une fan fiction et je pense que pour apprécier l’histoire, il faut l’aborder avec cet état d’esprit.

Malgré tout, l’histoire reste divertissante et ça permet de passer un petit moment dans une autre réalité. Alors avec une tasse de thé, un plaid et un feu de cheminée, c’est une lecture qui est malgré tout agréable.

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La Fille du Train de Paula Hawkins

Largement influencée et poussée par les commentaires élogieux que j’avais pu entendre ou lire, je me suis lancée dans la lecture de ce roman jeudi soir et…samedi soir je l’avais terminé, autant dire qu’il est captivant et très prenant.

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

À la base, je ne suis pas du tout une lectrice de romans policiers ou de thrillers, c’est un genre qui me plait davantage en films ou en séries. Mais les éloges et la sortie du film ont eu raison de moi… Et je ne regrette pas du tout avoir suivi l’effervescence générale autour de ce livre qui devient, dès le début, addictif et obsessionnel.

L’histoire est construite en parallèle, un peu comme un assemblage de journaux intimes des différents protagonistes et c’est ça aussi qui est très prenant : on est dans la tête de chaque personnage, on partage chacune de ses pensées et de ses sentiments. On peut s’identifier un peu à chacun, on cherche avec Rachel, on est DANS le livre.

Inutile de vous dire que la fin est juste scotchante…et qu’elle ne vous laissera pas de marbre ! Je n’en dis pas plus mais je ne peux que vous conseiller de filer chez le libraire et de vous plonger dedans.

J’ai très envie de voir le film mais j’ai évidemment la classique appréhension est-ce à la hauteur du livre ? Et vous, vous l’avez lu et/ou vu ? Vous en avez pensé quoi ? (Prière de ne pas spoiler la fin de l’histoire en commentaires 😀 )

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